Thursday, April 13, 2006

Closing Les Maisons Closes

Marking the sixtieth anniversary of the law that closed them, Le Monde looks at the legal history of the French brothel.
Elle met fin à un système datant de 1804 qui donnait une existence légale aux maisons de débauche, cachant les prostituées – considérées comme membres des classes dangereuses – derrière des portes closes pour préserver la morale, à l'ère de la bourgeoisie triomphante.

Les portes closes cachent une réalité de violence morale et physique avec pour toile de fond traite des femmes, passages à tabac, alcoolisme et drogue. Les prostituées, appelées"colis" par les "courtiers", sont revendues de maison en maison, soumises à une discipline et une hiérarchie militaire. Elles doivent acheter leurs tenues, leur linge, leurs produits d'hygiène à la tenancière qui les maintient dans une spirale d'endettement, leur prend le prix de chaque passe, les soumet à des amendes.

It put an end to a system dating from 1804 that gave a legal existence to houses of debauchery, hiding the prostitutes -- considered members of the 'dangerous classes' -- behind closed doors to preserve morality, in the era of the triumphant bourgeoisie.

The closed doors hid a reality of moral and physical violence ... The prostitutes ... were traded between houses, submitted to a military hierarchy and discipline ... [Crappy translation is my own.]

I find it interesting that Strasbourg was the first French city to outlaw brothels in 1926, and I wonder whether the political position of the Church (and the influence of Bishop Ruch) made it possible.

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